ERIC CLAPTON's
DISCOGRAPHY
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Blind Faith deluxe edition |
2001
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Polydor
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1h14'33 + 57'27
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314 549 529-2
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| Piste |
Links
| Titre |
Temps
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Compositeur
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| DISC ONE | |||||
| A.1 | Had To Cry Today |
8'48
| Winwood | ||
| A.2 | Can't Find My Way Home |
3'16
| Winwood | ||
| A.3 | Well All Right |
4'27
| Petty-Holly-Allison-Maudlin | ||
| A.4 | Presence Of The Lord |
4'50
| Clapton | ||
| A.5 | Sea Of Joy |
5'22
| Winwood | ||
| A.6 | Do What You Like |
15'18
| Baker | ||
| A.7 | Sleeping In The Ground* |
2'49
| Myers | ||
| A.8 | Can't Find My Way Home * (Electric Version) |
5'40
| Winwood | ||
| A.9 | Acoustic Jam** |
15'50
| Winwood-Clapton-Grech-Baker | ||
| A.10 | Time Winds** |
3'15
| Winwood | ||
| A.11 | Sleeping In The Ground** (Slow Blues Version) |
4'44
| Myers | ||
| DISC TWO | |||||
| B.1 | Jam n°1 : Very Long & Good Jam** |
14'01
| Clapton-Winwood-Baker | ||
| B.2 | Jam n°2 : Slow Jam # 1** |
15'06
| Clapton-Winwood-Baker | ||
| B.3 | Jam n°3 : Change Of Address Jam** |
12'06
| Clapton-Winwood-Baker | ||
| B.4 | Jam n°4 : Slow Jam # 2** |
16'06
| Clapton-Winwood-Baker | ||
* : Mix inédit - Unpreviously released mix
** : Inédit - Unpreviously released
VERSION ORIGINALE :
Producteur : Jimmy Miller
Mixé par Jimmy Millet aux Olympic Studios
Ingénieur du mixage : Andy Johns
Photographie de couverture :Bob Seidermann
Art de couverture : Stanley Miller
VERSION DELUXE :
Producteur : Bill Levenson
Mixé par Suha Gur at Universal mastering Studios East
Direction artistique : Vartan
Design : t42design.com
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Rock & Folk
Avril 2001 |
Sur le papier, Blind Faith était une idée gagnante. Clapton, épuisé par les tensions et le flamboyant obligé de Cream venait de découvrir, fasciné, les subtilités laid-back de "Music Front Big Pink" du Band. Steve Winwood, chanteur blanc à la voix très soûl, las de Traffic, était l'homme idéal pour la guitare de Slowhand. Hélas, une suite de circonstances catastrophiques devait achever le plus super des supergroupes au bout d'un an, d'une seule tournée et d'un disque un rien bâclé. La première décision fâcheuse fut d'accepter Ginger Baker qui - aussi grand batteur fut-il - s'incrusta sans scrupules. Deux tiers de Cream au sein du même groupe, ça faisait assez pour que les organisateurs de concerts et la maison de disques trouvent leur grande idée de marketing. Avec Rick Grech de Family à la basse, le quatuor se trouva rapidement sous une terrible pression. Voyant le temps passer, la maison de disques, frôle la crise de nerfs et appelle Jimmy Miller (Stones, Traffic, justement) à la rescousse. Réveillant le groupe, ce grand homme parvient enfin à accoucher de la poule aux œufs d'or tant désirée. Seul problème : Blind Faith se retrouve à donner une série de concerts alors que le disque n'est pas terminé. Avec un répertoire squelettique, le groupe se mit fatalement à jouer des titres de Cream et Traffic... Le rêve de Ginger Baker, mais le cauchemar de Clapton et Winwood. Lorsque l'album sort, le succès est énorme, assuré et Blind Faith se retrouve à le promouvoir aux Etats-Unis, où les billets s'arrachaient à la vitesse d'un solo d'Alvin Lee (plus le mois prochain). Clapton et Winwood déchantaient rapidement, et God fréquenta assidûment le groupe de première partie, Delaney & Bonnie qui incarnait la liberté musicale qu'il recherchait tant, avant de partir avec lui une fois Blind Faith explosé (dès la fin de la tournée). Trente ans après, l'album de Blind Faith semble bien tristounet : six morceaux dont une reprise quelconque d'un classique de Buddy Holly et un autre qui n'est que prétexte au très pénible solo de batterie de Ginger Baker. Tout y sonne mollement et les compositions sont très loin des merveilles du Band. Mais cette réédition luxueuse allonge considérablement la sauce avec cinq morceaux en plus et un second disque entier de jams dont se délecteront assurément les nombreux fans de Clapton puisqu'à l'époque il jouait encore de la guitare électrique. Evidemment, le son est superbe, le livret classieux et l'objet (double dépliant) magnifique. N.U. |
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