La fin des années 70

   

Les Roosters et Les Yardbirds
John Mayall and The BluesBreakers
Cream
Blind Faith
Delaney and Bonnie et Derek and The Dominos
Les années noires : 1971-1973
1973 : l'année mythique
La fin des années 70
Les bandes originales de film
Les années pop Warner
1991-1992 : les années tristesse
La consécration : "Unplugged"
Les années folles : EC aux 4 coins du monde
Le retour aux sources : "From the cradle"
Le nouveau EC : EC "techno"


 


La fin des années 70

 


   Après "There's one in every crowd", en Mars 1975 où E.C semble très effacé, peut-être à cause de son accident au bord de sa Ferrari; on met sur le marché "E.C was here", une compilation des titres enregistrés en public, il y a là des blues pour la plupart. Le blues mais aussi la country et le folk, aussi bien que le rock et la pop, ont désormais trouvé place dans la maison d'E.C.


   Nous sommes en Août 1976 et ce sont les musiciens du band que l'on remarque d'abord sur l'album d'E.C "(No reason to cry)". C'est un disque optimiste auquel ont également participé Ron Wood, Georgy Fay mais surtout Bob Dylan qui chante et qui a écrit pour lui un titre énigmatique : "Sign Language". E.C retrouvera le Band en Autômne 1978 à l'occasion de leur dernier concert "The last walls".



  E.C quitte en 1977 son vieux manager Robert Stigwood pour Robert Forrester, et enchaine en 1978 avec la tournée de Bob Dylan comme guest star. Celle-ci se terminera avec une représentation devant 200000 personnes.


   Par sa discrétion sur ses albums, E.C peut plus apparaître comme un invité que comme réel maître d'ouvrage. Il ne faut pas s'y fier, ce n'est qu'une apparence, c'est sa nouvelle manière d'être. Toujours avec les mêmes musiciens américains, Tom Raddle à la basse, Parteree à la guitare, il enregistre "Slowhand" en Novembre 1977. Avec cet album, E.C se confirme comme un découvreur de talents et un vulgarisateur. Au travers de "Cocaïne", il aide à vulgariser le style lead back et son maître J.J.Cale. Tout comme auparavant pour le reggae et Bob Marley.


"J'aimais bien la mélodie de "Cocaïne". J'aimais bien le rifle qui me rappelais celui de "Sun shine of your love"; bref, j'adorais la musique. Quant aux paroles, j'avoue que je n'y étais guère intéressé. C'était l'époque où je prenais encore beaucoup de drogue, alors ce n'est que plus tard que je me suis rendu compte que c'était une chanson anti-drogue. Je la joue de temps en temps sur scène pour faire passer le message : ne prenez pas de drogue."


   En Novembre 1978, "Backless" est un autre album discret d'E.C toujours produit par Gleen Jones, où l'on trouve deux reprises de J.J.cale et deux titres de Dylan.


   Au printemps 1979 (le 27 Mars), E.C épouse enfin Pattie Boyd fraîchement divorcée de George Harrison, à Tuscon. Il se remet au travail et reforme complètement son groupe : les musiciens américains laissent place à des anglais, Albert Lee à la guitare, Dave Markee à la basse, Henri Spenetti à la batterie et Chris Stainton au clavier. Il entame alors une importante tournée qui donnera en Avril 1980 au double album "Just one night".


    E.C revient sur les années 70, une décennie qu'il a vécu difficilement à bien des points de vue.


"Les années 60 furent l'époque de nouvelles expérimentations dans le mode de vie, dans la philosophie, la drogue; la musique, l'art en général. Dans les années 70 par contre ce fut plutôt la crise, l'épuisement génèral, j'ai levé le pied. J'ai vécu la première partie de la décade dans l'isolement le plus complet, sans savoir ce que j'avais vraiement envie de faire. J'étais très perturbé dans les années 70, on n'arrivait pas vraiement à m'indentifier musicalement à cette période, mis à part quelques musiciens au style très lead-back, très relax, des gens comme J.J.Cale.... ce style là, et le reggae également apprécié d'une toute petite minorité, c'était le genre de musique qui me branchait dans les années 70."


   En 1981,"Another ticket" est une bonne surprise, E.C s'y montre au mieux de sa forme, c'est peut-être le retour à la production de Tom Dowd qui lui plait. En tout cas, il se montre très présent en temps que compositeur et comme instrumentaliste, même s'il reste très nonchalant aussi bien dans la musique que dans la conduite des ses activités en général. E.C n'a alors plus de groupe défini, il n'était peut-être pas fait pour ça.



"Je crois que c'est Dieu qui l'a voulu ainsi. Si tu es dans un groupe, si tu le quittes, c'est toi qui prends le risque. Je pourrais être encore dans les Yardbirds, avec Cream ou avec Derek and the Dominos, mais Dieu en a décidé autrement et il en a fait que ces groupes ne durent qu'un temps.
Je crois qu'il était écrit que je ferai une carrière solo et qu'en dépit de mon désir de faire partie d'un groupe, ce n'est plus du tout possible.
"



 



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