|
|
MAGIC CLAPTON
La Dépêche
du Midi - 27 Février 2001

Ambiance des grands soirs hier au Zénith toulousain.
Plein à craquer (8.750 places vendues) et un public de fans recomptés
un à un par des experts en la matière importés d'Amérique.
Ambiance des grands soirs hier au Zénith toulousain.
Plein à craquer (8.750 places vendues) et un public de fans recomptés
un à un par des experts en la matière importés d'Amérique.
Pour les photos, précise-t-on d'entrée, attendez-là,
on vous conduira tout à l'heure à la console de son " (traduction : chez
les Amerloques, il vaut mieux prévoir un gros téléobjectif...).
Bon, ça, c'est pour le côté coulisses où l'on pouvait aussi s'apercevoir
que le clan Clapton se déplace toujours avec ses cuisiniers, sa cuisine,
sa bouffe pas folle paraît-il, sa garde rapprochée, ses six semis de matos
et son vrai babyfoot. Et quand tout ce beau monde est sur scène, bonjour
la classe! Et le bonheur. Total!
Et même Personne (Paul) est venu! " Ben ouais, j'étais parti ce week-
end voir un vieux pote dans l'Ardèche; je me suis retrouvé dimanche à
Astaffort où Francis m'a montré sa collection de guitares et puis le soir,
au lieu de repartir chez moi, j'ai fait un petit crochet par Toulouse
puisque Clapton était là!"
Clapton! Le vrai? Mais oui, God! Le Guitar hero en... Personne! " Pour
un mec qui au début ne voulait pas causer, nous glissait encore Paulo
dans le creux de l'oreille, il est quand même devenu un putain de chanteur!
Et les mecs à côté aussi, ça chante grave ! ". Avec l'essentiel de tout
ce qui fait de l'artiste un génie " unplugged " (" Key to the Highway
", " Reptile " - tiens le nouvel album-caresse à sortir le 5 mars! -,
Tears in heaven ", " Bell Bottom blues ", " Change the world ", " Fathers
eyes ", " River of tears) et électrique à la fois. Et toute sa série de
superbes et longues plages (" She's gone ", " Cocaine ", " Wonderful tonight
", " Layla ", " Over the rainbow ") où sa musique ondule et se recroqueville.
Un doigté d'une fluidité exemplaire. Un jeu - et un homme - élégant, raffiné,
inventif et qui s'affine encore de jour en jour et pas seulement au contact
du public mais à celui aussi des grands autres musicos de ce monde ("
Tu as vu, dit encore Paulo, là, sur ce lyric, on sent bien qu'il a joué
avec Santana!"). Et les timbales sur " Goin' down slow "? Ça, c'est son
côté " I love bossa nova-I love those guys from Brazil ".
Chemisette bluesy, chaînette en or autour du cou, deux fins bracelets
de cuir à la main droite, Clapton, à Toulouse hier soir chantait aussi
James Taylor (" Don't let me be lonely ") comme si il avait découvert
là le plus beau de tous les chants spirituels. " Très en accord avec lui-
même ". Et chef d'un gang de musiciens qui méritent eux aussi amplement
la gloire: Steve Gadd à la batterie, Nathan East à la basse, David Sancious
aux claviers (qui se joue en soufflant dans un tube), Paulo da Costa aux
percussions et Andrew Feathertow à la seconde guitare et aux choeurs vaporeux.
Du grand art. De la vraie musique glorieuse, hypnotisante. Celle qui vient
d'abord du coeur.
Bernard LESCUR
Copyright 2001 La Dépêche du Midi.
Cette page a été réalisée
par Vuibert Jérôme le
. e-mail : cf. mon cv.
|