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Guitare & Claviers 04/97
Les fines lames de l'aristocratie anglaise
de la six-cordes, premières gâchettes au royaume du blues,
guitare héros ayant marqué au fer rouge plus de trente ans
de rock music. Leurs chemins et leurs manches se sont croisés à
maintes reprises, avec pour point de départ et dénominateur
commun, les fabuleux Yardbirds. Ensemble ou séparément, ils ont
expérimenté toutes les hallucinations psychédéliques,
inventé le hard rock anglais, assimilé l'exotisme d'idiomes
allant de l'Orient à la Jamaïque et se sont plus ou moins
adonnés au jazz rock et autres transgressions progressistes. Leurs
riffs et leurs rythmiques ont fait le tour du monde, leurs solos sont
des cas d'école et leurs caractères de cochon en ont fait
de légendaires têtes de l'art. Au départ, trois petits
blancs becs boutonneux à la mine de papier mâché et
aux costards étriqués, avec par ordre alphabétique
: Jeff Beck, débarqué au monde en juin 44 dans le Surrey
; Eric Clapton, né en mars 45, également dans le Surrey
; et James Patrick Page, apparu en janvier 44 dans le Middlesex. Trois
zonards de banlieue dont l'unique échappatoire à la grisaille
ambiante fut de prendre une guitare et d'assimiler la complainte des bluesmen
noirs en la conjuguant à la révolte blanche du Pelvis. Aujourd'hui,
ce sont des institutions dont l'aventure musicale a traversé les
plus grands groupes (Beatles, Stones, Who, Kinks, Cream, Led Zep, etc.),
et s'est matérialisée par une pléiade d'albums mythiques.
Pour la première fois, nous croisons leurs destins et vous donnons
le tiercé gagnant d'un derby semé d'embûches.
Coquin de sort, l'épopée de Clapton-Beck-Page est directement
liée à celle de cinq matous hirsutes connus sous le nom
de Rolling Stones. Nous sommes en 63 et la bande à Brian Jones
vient de jouer un sale tour à Giorgio Gomelsky, chroniqueur de
jazz et apprenti impresario qui a découvert le groupe, le manage
en sous-main et lui a dégoté une place en or au Crawdaddy
Club. "Profitant" d'un voyage à l'étranger de leur mentor,
les Stones le doublent, signent un contrat avec Andrew Loog Oldham, enregistrent
leur premier single et décident de quitter le Crawdaddy au profit
de salles plus grandes. Ce sont finalement les Yardbirds qui les remplacent
au pied levé, à la demande expresse de Gomelsky qui tient
ici sa revanche. Au départ, les Yardbirds (bleusaille, novices)
sont de fins répliquants des Cailloux. Ils s'adonnent fiévreusement
au même mélange détonnant rhythm'n'blues-rock'n'roll
et mettent un point d'honneur à ne pas reprendre les mêmes
standards que les Stones. Ils viennent de Kensington Art School, repère
de cancres où ils ont formé un orchestre. C'est Paul Samwell
Smith qui tient la guitare solo, mais un soir, un membre du public, Eric
Clapton, profite du courage que lui ont donné les verres qu'il
vient d'ingurgiter et lui fait jurer de ne plus prendre de solos... Du
coup, Anthony "Top" Topham passe à la lead, mais lorsque le groupe
est appelé à succéder aux Stones, Keith Relf (chanteur,
harmoniciste), demande à Clapton de remplacer Topham, jugé
trop jeune et trop émotif pour endurer le chahut d'un public turbulent
et exigeant. Clapton n'a guère plus d'expérience, il n'a
joué qu'avec les Roosters et Casey Jones & The Engineers, mais
possède un atout majeur : il est doué, très doué,
et assimile instantanément les phrasés de ses maîtres,
B.B. King en tête. Parallèlement, Jimmy Page vient d'effectuer
sa première séance de studio avec The Carter Lewis Group
(Your Mama's Out Of Town) et Jeff Beck fait partie des Tridents,
combo scotché 50's, entre rockabilly et R'n'B, au sein duquel il
glisse déjà des solos expérimentaux (Nursery Rhyme),
pour ne pas dire révolutionnaires pour l'époque. Quant
aux Yarbirds, ils accompagnent une de leurs idoles, l'harmoniciste Sonny
Boy Williamson, comme en témoigne le fameux live enregistré
au Marquee. Puis, signés chez Columbia grâce à Gomelsky,
nos oiseaux enregistrent leurs premiers singles, I Wish You Would,
A Certain Girl, Good Morning Little School Girl, I Ain't Got You,
etc. Mais c'est sur scène que Clapton mesure l'impact de ses
phrasés autant que le succès croissant dont il bénéficie.
Cassant régulièrement des cordes qu'il change, accompagné
par le public qui frappe dans ses mains durant l'opération, il
écope du surnom de "Slowhand", "main lente" qui tire des notes
célestes de sa Telecaster et de sa Gibson ES335, faisant l'unanimité
soir après soir. Une seule chose manque aux Yardbirds : un hit.
Leurs disques n'arrivent pas à décoller et Gomelsky leur
propose For Your Love, perle pop composée par un petit génie
du songwriting, Graham Gouldman, à qui on devra No Milk Today,
Bus Stop, Heart Full Of Soul ou encore I'm Not In Love. À
contrecœur, Clapton grave For Your Love, morceau presque trop en
avance sur son temps (le clavecin et les bongos préfigurent du
psychédélisme), et plaque le groupe à la fin des
séances, début 65, jugeant la chanson trop commerciale et
à mille lieux du blues cotonneux dont il se veut un puriste invétéré.
Au moment où les Yardbirds ont enfin un hit, ils n'ont plus de
lead guitariste...
Fidèle aux douze mesures qu'il vénère inconditionnellement,
"Slowhand" rejoint les Bluesbreakers de John Mayall avec qui il grave
les Versets sataniques ou la Bible (c'est selon), du blues blanc anglais.
Après une toute première séance de studio avec Dylan,
les Bluesbreakers (John McVie à la basse et Hughie Flint à
la batterie) enregistrent I'm Your Witchdoctor, Telephone Blues
et On Top Of The World, sous la houlette d'un jeune virtuose de
la six-cordes, Jimmy Page, lequel est le premier pressenti pour succéder
à Clapton au sein des Yardbirds. Mais trop content de son emploi
de session man en vogue, Page refuse et suggère au groupe
d'engager Jeff Beck, lequel accepte illico. Précisons que Page
est le protégé du gourou Shel Talmy qui l'emmène
à toutes les séances des groupes qu'il contrôle, à
commencer par les Who (I Can't Explain), les Kinks (You
Really Got Me, All Day And All Of The Night), ou les Them (Gloria,
Baby Please Don't Go). Ajoutez à cela des sessions, entre autres,
pour Tom Jones, David Bowie, Les Fleur de Lys (un must du psyché
anglais), les Primitives (avec qui il explore la fuzztone), ou encore
Nico, underground mais pas encore Velvet, pour qui Page produit et consigne
un single voluptueux (I'm Not Sayin' The Last Mile), et vous comprendrez
pourquoi Jimmy décline poliment l'invitation des Yardbirds. Le
guitariste a même enregistré un premier single sous son nom
: She Just SatisfiesIKeep Moving.
![]() Stills Pendant que Clapton fait la révolution chez Mayall à grands
solos de Les Paul (le premier album des Bluesbreakers est une véritable
révélation pour les jeunes anglais et fait moult émules
parmi les musiciens), Jeff Beck reprend le flambeau où "Slowhand"
l'avait laissé, à savoir à la case psychée.
Et dans ce domaine, Beck n'y va pas avec le dos de la "spoonfull". Les
nouvelles versions live de I'm A Man et autres reprises, deviennent
apocalyptiques (Jeff prend certains solos la Telecaster dans le dos),
et en studio, c'est la bride sur le manche qu'il exécute Heurt
Full Of Soul (il y a même une alternate au sitar ... ), Evil
Hearted Yo , Still I'm Sad, Shapes Of Things (la fuzztone enclenchée
à fond), Over Under Sideways Down (cours de tapis volant),
sans oublier l'hypnotique The Train Kept A-Rollin'. Bref,
avec Beck, les Yardbirds pètent les plombs et vont un pont trop
loin. Point de nonretour ? Pas du tout, le plus fulgurant reste à
venir avec l'arrivée de Page en remplacement de Samwell-Smith qui
ne supporte plus le rythme effréné de l'aventure Yardbirds.
Entre temps, Page a enregistré une poignée d'instrumentaux
chez lui, partageant les guitares avec... Clapton. À l'harmonica,
Mick Jagger, à la basse Bill Wyman, au piano, Jan Stewart et à
la batterie, Chris Winter. Notons que les deux guitaristes ont enregistré
leurs guitares (Les Paul pour E.C.) "reel-to-reel" sur un Simon 2-pistes.
Parus en dépit du bon sens sur des compilations souvent douteuses,
Snake Drive, West Coast Idea, Draggin' My Tail, Chocker
et leurs petits copains demeurent, certes anecdotiques, mais valent
leur pesant de riffs et de chorus corsés.
Chapelle Hardante Las des Bluesbreakers où il est passé de "Slowhand" à
"God", Clapton rejoint Jack Bruce et Ginger Baker dans Cream, power trio
ne s'épanouissant que dans la démesure et la schizophrénie.
En studio, Cream peaufine des chansons pop et psychées (I Feel
Free, Strange Brew, Sunshine Of Your Love, White Room), mais sur scène,
c'est un vacarme organisé et hardisant qui revisite façon
métallurgiste le blues des pionniers : Crossroads, Spoonful,
Rollin'And Tumblin', etc. Devenu un inconditionnel des Gibson, E.C.
utilise des Les Paul, puis sa fameuse SG peinturlurée par The Fool,
ou encore une Firebird, passant maître dans l'art d'improvisations
heavy psychées. Pour les rares moments de répit à
l'acoustique, une Guild 12-cordes fait l'affaire. Précisons que
la comète Hendrix vient de déferler sur la scène
londonienne et que nos trois mousquetaires sont à la botte d'un
black D'Artagnan qui leur mène la vie dure. Beck fonde le Jeff
Beck Group avec Ron Wood (basse), Rod Stewart (chant) et Mick Waller (batterie),
publie deux albums de heavy blues-rock ("Truth" et "Ola"), tandis que
Page emmène les Yardbirds aux confins du psyché et de l'acid
folk avec "Little Games", disque avant-coureur de Led Zep (White
Summer).
![]() LFI/Cosmos Un temps métamorphosé en New Yardbirds, le groupe
voit Page composer sans relâche et utiliser un archet (ce n'est
pas lui, mais Ed Phillips des Creation qui a inventé cette technique),
sur I'm Confused, ancêtre de Dazed And Confused.
Non contents d'inventer le hard rock anglais, Page, Beck et Clapton
effectuent diverses sessions. Ainsi "God" prend le solo (Les Paul) de
While My Guitar Gently Weeps sur le "White Album" des Beatles,
et celui de Yer Blues à la ES335 (avec Lennon, Richards
et Mitch Mitchell) lors du "Rock'n'Roll Circus" des Stones. Quant à
Page, on le retrouve aux côtés de Donovan sur Sunshine
Superman, mais surtout, avec John Paul Jones et John Bonham pour "Hurdy
Gurdy Man". Ne manque que Robert Plant pour avoir le quarté Led
Zeppelin (nom trouvé par Keith Moon), c'est chose faite quelques
semaines plus tard, Led Zep répète au grand complet. Enfin,
le Jeff Beck Group jamme avec Donovan sur "Barabajagal".
Dirigeables lncontrôlables A la fin des 60's, nos héros sont de véritables légendes
vivantes aux comptes en banque bien remplis, enfermés dans une
bulle de dollars, de poudre blanche et de gloire planétaire. Avec
Led Zep, Page devient une sorte de monstre satanique. Il s'adonne à
la magie noire, porte des insignes nazis, frappe les premiers rangs à
grands coups de bottes, jette des sorts à ses ennemis et pratique
le sadomasochisme, ses valises remplies de fouets. Nous sommes loin des
thèmes "baba-cool" évoqués dans les textes de Plant,
les drogues et les notes sont dures, les albums truffés de caractères
occultes et de d'allusions lucifériennes, les concerts chaotiques,
et une drôle de malédiction s'abat peu à peu sur le
groupe. Mais de Whole Lotta Love à The Song Remains The Same,
de Communication Breakdown à Kashmir ou de Stairway
To Heaven à Nobody's Fault But Mine, Page semble touché
par la grâce, tant à l'acoustique ("Led Zep 111"), qu'à
l'électrique ("Physical Graffiti"). Grand collectionneur de guitares,
Page utilise essentiellement avec Led Zep des Les Paul de 58 et 59, des
Strato (dont la Lake Placid de 60), des Telecaster (équipées
d'un Stringbender Parsons & White), et la célèbre Gibson
6/12 double manche qu'on peut entendre notamment sur Stairway To
@eaven. Moins extraverti, mais tout aussi "facho" dans son genre,
Beck affiche son sale caractère mégalomaniaque à
tout bout de champs, vire Ron Wood (jugé piètre bassiste
... ) qui claque la porte avec Rod The Mod pour les Faces, et s'oriente
peu à peu vers un jazz-funk-rock sans génie ("JBG 72" produit
par Steve Cropper) dont les fulgurances et les pyrotechnies guitaristiques
atteignent leur paroxysme avec le power trio BBA, à savoir Beck,
Bogert, Appice.
![]() Dalle Quant à Clapton, il sombre à toute vitesse dans la poudre
et la dépression, partageant son lit avec la femme de son meilleur
ami, Patti Harrison, et ses veines avec Keith Richards (la version surpoudrée
de Brown Sugar enregistrée sur une Strato Sunburst avec
les Stones au grand complet en décembre 70) et John Lennon (le
Plastic Ono Band). Cream est en pleine déliquescence, la machine
s'est trop emballée, elle s'essouffle et implose au terme d'une
tournée d'adieux pathétiques. Faisant ménage à
trois avec les Harrison, il s'évade le temps de séances
de studio avec Georgio, tente l'aventure désastreuse de Blind Faith
et rendit de ses cendres alors qu'il est au fond du trou en gravant son
chef-d'oeuvre "Layla", nom de code de Parti, avec Derek & The Dominos
et Duane Allman, peu après avoir joué sur "All Things Must
Pass" d'Harrison, autre monument dédié à Patti...
On le voit errer un peu partout, avec Howlin' Wolf ("London Sessions"),
Buddy Guy ("Play The Blues"), de nouveau chez Mayall (le double "Roots"),
au "Johnny Cash Show", ou encore au premier Live Aid de l'histoire du
Rock, au profit du Bangladesh. En piteux état, "Dieu" s'isole dans
la foule d'une jet-set de junkies associés, plus dure sera la chute.
De leurs côtés, Beck et Page ne chôment pas, ils se
retrouvent avec Screaming Lord Sutch (aristocrate frappadingue et décadent)
pour "Heavy Friends", en compagnie de John Bonham, Nicky Hopkins et Noel
Redding.
Chacun pour sa peau Si Jimmy Page continue d'amonceler des tonnes de dollars avec Led Zep,
Clapton et Beck doivent se lancer en solo pour subsister et surmonter
une gloire bien lourde à porter. Repêché in extremis
par ses potes Townshend et Ron Wood, Clapton effectue un retour salvateur
sur la scène du Rainbow en 73, avant d'aller se refaire une santé
sous le soleil de Miami où il enregistre son meilleur album, "461
Océan Boulevard", miracle guitaristique à base de blues,
de rock et de reggae, musique que "God" popularise en Europe en reprenant
I Shot The Sheriff de Marley. À l'époque (raid 70's),
toutes les rock stars tombent dans le pétard jamaïcain. Les
Stones (Luxury), Led Zep (D'yer Mak'er), seul Beck semble
faire de la résistance. Pas pour longtemps.
![]() Intervision Pressenti pour prendre la place vacante laissée par Mick Taylor,
Beck jamme non-stop avec les Stones et enregistre en 75 plusieurs titres
dominés par des rythmiques reggae, dont une première mouture
instrumentale de Slave, célèbre pour son duel de
guitare entre Beck et Richards. Également sur le banc des remplaçants,
Clapton et Santana gravent pas moins de dix prises de Carnival
To Rio avec les Cailloux. Retour à la case Stones ? Presque,
mais que ce soit Beck, Clapton, Santana, Gallagher ou Frampton, tous se
sauvent en courant (" Keith était vraiment trop dangereusement
défoncé ", dixit Rory) et c'est Ron Wood de rechange
qui sera engagé. Clapton préfère accompagner Dylan
("Desire"), quand ce n'est pas l'inverse ("No Reason To Cry"), ou l'orgie
communautaire ("The Last Waltz"). Pour Beck, l'aventure prend un nouveau
virage. Il ne jure plus que par le jazz rock, produit et enregistre "Upp",
s'acoquine avec George Martin ("Blow By Blow", "Wired"), et mute en "machine
à sons", extirpant des notes extraterrestres à base de talk-box
et d'effets spéciaux, notamment avec Stanley Clarke et sur le live
"With The Jan Hammer Group". Celui qui s'était bricolé sa
première guitare à l'aide d'une boîte à cigares
et de cordes de piano, est devenu un monstre sonique, boulimique et grand
consommateur de Telecaster, Esquire, Strato et Les Paul.
Bottin mondain En dehors de carrières individuelles habilement gérées,
Clapton, Beck et Page passent les 80's et les 90's à se retrouver
lors de réunions au sommet en compagnie des rock stars les plus
puissantes. C'est d'abord le "Secret Policeman's Other Ball - The Music"
avec Clapton, Beck, , Sting et John Martyn en 81, puis les fameux concerts
au profit de ARMS à San Francisco et Londres avec Page, Beck et
Clapton réunis pour la toute première fois sur scène
en 83.
![]() Intervision C'est aussi Beck retrouvant son vieux pote Rod Stewart sur "Camouflage"
et "Flash" (People Get Ready), ou encore, en 84, Page et Plant
partageant les Honeydrippers avec Nile Rodgers, avant de reformer Led
Zep (Phil Collins à la batterie), à l'occasion du Band Aid
en 85, pendant que Beck fait de la réanimation chez Jagger pour
ses deux premiers albums solos ("She's The Boss", "Primitive Cool"), plaquant
le chanteur des Stones à l'aube d'une tournée mondiale comme
il vient de le faire avec Rod... Sans oublier The Firm (Page, Paul Rodgers),
Willie And The Poor Boy (Page, Wyman, Rodgers et consort), "Hail ! Hail
! Rock'N'Roll" en 86 (Clapton, Chuck Berry, Richards), "Strange Land"
de Box Of Frogs (Dreja, McCarty et Samwell-Smith retrouvant Page, Gouldman,
Gallagher et Steve Hackett), Page chez les Stones pour les séances
de "Dirty Work", juste avant son premier album solo "Outrider" (88), moult
musiques de films (Buster, Homeboy et les Lethal Weapon
pour Clapton, Death Wish II Page, Twins et Frankie's House, Beck,
etc.), et divers hommages plus ou moins réussis : "Damn Right I've
Got The Blues" (Buddy Guy, Clapton, Beck), "Stone Free" à la mémoire
d'Hendrix avec Beck, ou encore l'album "Crazy Legs" (93) où Beck
rend hommage à son idole Cliff Gallup (guitariste de Gene Vincent)
et utilise une Gretsch Duo-Jet de 56. Enfin, c'est l'abominable association
Coverdale-Page, pétard mouillé et sousLed Zep, avant que
Page et Plant ne travaillent à nouveau ensemble, tant en studio
("No Quarter") que sur scène.
![]() Dalle/Retna Aujourd'hui, Clapton joue du blues pour la gloire et enregistre tout
et n'importe quoi pour l'argent (Change The World et ses trois
Awards, "Retail Therapy" et ses ambiances technos sous le nom de TDF),
Page semble enfin rabiboché avec Plant et Beck ne donne signe de
vie qu'épisodiquement. Aux toutes dernières nouvelles, Beck
et Clapton seraient en studio à Londres pour l'enregistrement d'un
nouvel album solo de Bill Wyman. À suivre... Frédéric Lecomte
Cette page a été réalisée
par Vuibert Jérôme le
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