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E.C LA DISCOTHEQUE DU GUITARISTE
Guitares et Claviers Hors-Série 10-96

Eric Clapton
461 Ocean Boulevard
Août l974 l RSO/Polydor
Brie Clapton (chant, guitare, dobro), George Terrry (guitare, choeurs), Yvonne Elliman (guitare, choeurs), Albhy Galuten
(piano, clavichord), Dick Sime (orgue), Carl Radle (basse), Jamie Oldaker (batterie, percussions), Al Jackson (batterie),
Jim Fox (batterie), Tom Bemfeld (choeurs).
Marquant le grand retour de Clapton après l'effroyable descente aux enfers qui suivit l'expérience Dominos, "461 Ocean
Boulevard" fut enregistré sous les cieux ensoleillés des studios Criteria de Miami et constitue le premier album studio de
Slowhand depuis quatre ans. D'une rare Finesse et regorgeant de parties de guitare rivalisant de subtilité et
d'inventivité, "461" pose et impose les bases du style "laid-back" que Clapton ne cessera de ressasser par la suite. Au
programme des blue immaculés par le touché de Dieu (Motherless Children, Give Me Strenght, 1 Can't Hold Out, Steady
Rollin'Man), de magnifiques acoustiques (Please Be With Me, Let It Grow), du rock stonien en diable (Mainline
Florida) et des incursions exotiques aux couleurs reggae: Willie And The Hand Jive, mais surtout le fameux et
non moins fumeux I Shot The Sheriff de Marley dont le succès fulgurant de la version Clapton permit au public blanc
du milieu des 70's de découvrir la pépinière jamaïcaine. Pour des raisons qui m'échappent complètement, la version CD de
"461" confient en plus Better Make It Ihrough Today (fitre figurant à l'origine sur "There's One In Every Crowd"
et enregistré après la parution de "461" ), ce qui bouleverse l'ordre initial des chansons de l'album. Si vous voulez
déguster "461 Ocean Boulevard" comme il est paru en 74 il faut programmer 1-11-3-4-5-6-7-8-9-10. C'est malin Enfin,
sachez que les sessions de "461" ont donné le jour à de nombreux inédits dont une fabuleuse version de Ain't Thar Lovin'
You figurant sur l'excellent coffret "Crossroads" et proposant Dave Mason (Traffic) à la guitare.
I need more….. Hautement recommandable, le coffret "Crossroad" évoqué plus haut retrace la saga chaotique de
Clapton, des Yardbirds aux années solos, regroupe ses plus grands succès et engrange une moisson d'inédits.
Frédéric Lecomte
Cream
Wheels Of Fire
Août 1968 Polydor
Eric Clapton (chant, guitare), Jack Bruce (chant, basse, calliope, guitare acoustique, violoncelle, harmonica), Roger Baker
(chant, batterie, timpani, glochenspiel, high hat, marimba, tubular bells, tambourin), Felix Papparaldi (violon, orgue,
trompette, tonette, swiss hand belle).
Double album caractéristique du rêve hippie, symbole de l'apogée des super groupes, "Wheels Of Fire" se divise en un
disque studio et un disque en public, reflétant parfaitement les deux facettes du groupe: élaboration et raffinement en
studio, sauvagerie et démonstration sur scène. Enregistrées uniquement sur une Gibson SG, les interventions à la guitare
électrique de Clapton font toutes figures des cas d'école et ont influencé une ribambelle de guitaristes éberlués par autant
de feeling en puissance. Exemple parfait: l'hallucinant solo de White Room à la wah-wah. Ponctué de deux blues ancestraux
et référentiels (Sitting On Top Of The World, Born Under A Bad Sign), le disque studio est un petit chef-d'oeuvre de
pop psyché complètement barrée (Passing The Time, As You Said, Pressed Rat And Warthog, Thoses Were The Days, Deserted
Cities Of The Heart), souvent dominée par des guitares acoustiques rugueuses et enrobées de cordes raides: violons,
violoncelles, etc. Enregistrée au Fillmore West de San Francisco (Toad), et surtout au Winterland (Traintime,
Spoonful, Crossroads), la partie live de "Wheels Of Fire" cristallise la débauche et la démesure que le trio pouvait
générer sur scène à grands renforts de fulgurances guitaristiques et de prouesses techniques. Les solos de Clapton
s'étirent, s'envolent et rebondissent sur des notes passées sous un rouleau compresseur balisant le terrain sur lequel les
métallos des années 70 allaient ériger leur chapelle "hardante". Une grande leçon d'anticipation.
I need more... Ceux qui préfèrent Cream en studio se régaleront en dévorant "Fresh Cream" et "Disraeli Gears",
mélange de blues et de psychédélisme forcené; pour les inconditionnels du groupe sur scène et sans artifice, les albums
"Live Cream" et "Live Cream Volume 2" sont indispensables.
Frédéric Lecomte
Cette page a été réalisée
par Vuibert Jérôme le
. e-mail : cf. mon cv.
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