E.C
L'ODYSSE DU "PIGRIM"

Guitarist Magazine (03-98)













L'interview se passe à Milan, pour des raisons connues seulement d'Eric (Le Dome ? La Scala toujours en travaux de réfection après incendie ? Les jeunes milanaises ?). Dans un salon privé de l'Hotel Four Seasons, nous attendons God. Et soudain, sans entrée théâtrale, il est là, au milieu de nous. On sait qu'Eric change toujours son look en même temps que sa musique. Cette fois-ci il est mince, avec les cheveux courts, et le collier de barbe s'est réduit à une moustache et une barbichette à la Van Dick. Ce sentiment ambiant de blessure, d'être l'élu d'une punition inhabituelle est plus que jamais présent, mais désormais contrebalancé par un humour intérieur où seul les yeux sourient. On pourrait presque croire qu'il sort de la période Yardbirds. OK, Let's roll...





Hello Eric. Où vis-tu actuellement?

J'ai un appartement à Londres, dans le quartier de Chelsea, au bord de la Tamise.

D'où viens le titre de ce nouvel album, "Pilgrim"? De quel pèlerinage s'agit-il?

Ce titre décrit mon voyage personnel sur le chemin de la vie. je me considère parfois comme un pèlerin. Pas toujours, je me relaxe aussi, en compagnie des autres je prends simplement la vie comme elle vient. Mais quand je suis sérieux, j'ai cette image de moi-même, un pèlerin sur le chemin de la vie. Un voyage spirituel, abstrait, intérieur mais pas religieux. C'est très personnel, je n'appartiens à aucun mouvement et je n'essaie de convertir personne. Disons plutôt que pour trouver l'inspiration, je dois savoir quelles sont mes racines...

Puisque tu parles d'inspiration, quelle est celle de l'album? Pourquoi as-tu choisi de jouer groove avec des boucles de batterie électronique?

Parce que c'est ce que j'aime écouter. Mon album favori est actuellement K-Ci &jojo, je l'écoute tous les jours. Il y a aussi la B.O. de Soul Food faite par Babyface qui est fantastique, avec Drew Hill, Black Street, et Boyz II Men. On appelle tout cela du "Contemporary R&B" et je suis fan, désormais...

Comment as-tu découvert cette musique?

J'ai écouté du R&B toute ma vie, en essayant de découvrir quel allait être le prochain courant. Le meilleur endroit pour cela est Los Angeles. Dès que j'y arrive, je mets la télé en marche, je regarde les émissions réservées aux blacks et j'écoute les stations de radio black.

A ton avis, que pensent les blacks à ton sujet? Babyface, par exemple?

Je pense qu'il aime ce que je fais. je ne sais pas, je ne lui ai pas réellement demandé. C'est très difficile, essaye d'imaginer la situation, "Bon, qu'est-ce que tu penses vraiment de moi ?" J'ai peur de ce qu'il pourrait me répondre (rires).

"Pilgrim" marque un changement dans ton orientation musicale et tu as toujours associé quelqu'un a tas évolutions. Cela semble Mm aujourd'hui la producteur Simon Climie qui fait partie du groupe "techno" TDF. Comment est-ce arrivé?

Cela s'est passé progressivement. J'ai d'abord rencontré Simon Climie et j'ai beaucoup travaillé avec lui, très méthodiquement. Il s'occupait des samples de batterie et mon but était de fusionner le son de la guitare avec les sons digitaux de beat-box et de synthés.
L'année dernière, j'ai participé à l'album de TDF sous le nom de X-Sample. Ces séances m'ont permis de mieux connaître Simon, de lui faire confiance, de développer le dialogue entre nous. Nous avons écrit la musique de l'album de TDF ensemble et une chanson comme "Angelica", qui mixait guitare acoustique et synthé était annonciatrice de mon propre album.

Tu au employé les mêmes méthodes avec Simon Climie pour ton propre album?

La seule différence, c'est j'ai écrit tous les textes des chansons. Côté musique, j'ai consigné six chansons avec Simon Climie qui a aussi produit l'album, une avec le clavier Greg Phillinganes et composé seul cinq titres. Deux proviennent de la même période que "Tears In Heaven" et sont dédiés à mon fils, Connors, "My Fathers Eyes" et "Circus", une autre version de "The Circus Has Left Town".


Beaucoup de ces chansons, comme "Broken Hearted", "River Of Tears", sont tristes et mélancoliques...

C'est vrai, oui.

Es-tu toi-même triste et mélancolique?

Non, mais ces chansons sont en relation avec les événements qui se sont produits dans nia vie. Le but de ma musique est justement de guérir ma peine en la traduisant en chansons. je suis quelqu'un de très riche et de très malheureux. En même temps je suis très optimiste, j'ai de grandes espérances, beaucoup d'espoir dans l'avenir. Il ne s'est pas produit que des événements tragiques dans ma vie, mais lorsque j'écoute une chanson triste, je me sens mieux. Une grande partie de la musique black que j'écoute est sombre, même les artistes Motown, Les Isley Brothers ou les Four Tops, chantent souvent l'amour déçu. Et pourtant on se sent mieux en les écoutant.

Ton son de guitare distordu et très filtre sur la quasi-totalité de l'album. Qu'as-tu utilisé?

D'abord un Fender Twin Tweed qui a été modifié pour la disto (voir encadré). Parfois je me suis branché sur de tout petits amplis, un Fender Champ et un Pignose, parfois même direct dans la console. Mais le son vient principalement d'un effet que j'ai employé tout au long de l'album, la Voodoo Vibe de Roger Mayer. C'est une version moderne de l'Univibe construite pour Jimi Hendrix.

Le son de wah-wah est également assez spécial…

C'est une Cry Baby Anniversary, qui a été modifiée par Roger Mayer et que j'utilise toujours en conjonction avec la Voodoo Vibe. La plupart des parties de slide que j'ai jouées sur l'album le sont avec la Cry Baby en position fixe, ouverte ou fermée, j'obtiens ainsi des son différents à chaque prise.

Quelles quitares as-tu utilisées?

Une Fender Stratocaster Gold Leaf qui a été fabriquée spécialement pour moi par le Custom Shop, pour le 50ème anniversaire de la firme. C'est cette guitare que j'ai le plus utilisée en électrique bien qu'il y ait aussi quelques passages sur une Gibson L7. En acoustique j'ai deux guitares, une Martin 00042 vintage et une Lowden, ce sont celles qui "enregistrent" le mieux. J'ai aussi joué quelques parties acoustiques sur un Dobro.

Quels calibres de cordes?

0.10/0.46 sur la Gold Leaf .. Mais tu ferais mieux de demander cela à mon technicien-guitare, Lee Dickson.

Ton jeu de guitare est de plus en plus épuré et sensible, presque jusqu'au minimalisme. Comment travailles-tu cette transparence d'émotion?

Je ne joue que ce que je ressens et je n'essaye pas de faire un solo pour la performance. L'important est de comprendre la valeur des espaces de jeu et de les laisser où il le faut. Mettre une note en valeur e3dge un espace avant et un après. L'autre chemin est de jouer en fonction du feeling de la chanson. C'est pour cela que je prends du plaisir avec des loops de batterie actuellement, cela m'a ouvert toute une nouvelle gamme de possibilités et de sonorités. Mon jeu vient de la "White Experience" appliquée au black blues. Quand j'écoutais Freddie King, il avait parfois cinq sons différents sur l'album. Suivant le micro qu'il utilisait sur sa guitare le son était épais ou cristallin. J'ai choisi de prendre le son le plus charnu et de l'épaissir encore plus. C'est devenu mon image de moque et ça l'est toujours. Certains des solos de "Pilgrim" ont cette couleur épaisse et distordue qui me semble sonner le mieux, je m'y tiens et de m'y développe.

La "blue note", c'est aussi l'émotion?

Quand je commence en mineur et que je monte en majeur et réciproquement, quelque chose se produit entre ces notes et le toucher du vibrato utilisé pour monter ou descendre. C'est là que le coeur entre en action, dans la création d'une note qui théoriquement et physiquement n'existe pas.


As-tu le sentiment que ton jeu progresse encore avec ce nouvel album?

Absolument. Au niveau du son et du phrasé, particulièrement. Il y a un solo à la fin de "You Were There" que j'aime beaucoup, je ne me serais jamais attendu à le jouer ainsi. Avec Siinon Clinùe nous avons développé une méthode où il me passe les basiques d'un morceau et j'enregistre pendant une heure, prise 1,2,3, etc... je le laisse ensuite choisir et reconstituer le solo comme un puzzle, bribe par bribe. Quand je revenais le lendemain, je n'arrivais pas à croire que c'est moi qui avait joué cela. je me suis assuré qu'il n'utilisait pas le programme ProTools pour créer quelque chose de différent à partir d'un son de base, mais non, c'était bien les solos que j'avais joués, découpés en pièces de quelques secondes et remixés. je dois dire que j'en suis satisfait, après plusieurs vies passées en studio dans l'insatisfaction.

Ta voix a beaucoup évolué en direction de la soul-music, particulièrement sur la chanson "Pilgrim". Tu as travaillé dans ce sens?

"Pilgrim" et "Inside Of Me" sont des hommages à Curtis Mayfield.je n'en ai pas parlé, je ne l'ai pas mentionné sur la pochette. J'en ai juste parlé l'année dernière pendant la cérémonie de remise des Grammy Awards, quand j'ai dit que je voulais remercier Curtis Mayfield pour son album "New World, Older Kin" qui est mon préféré. Ces deux morceaux sont nia manière de dire "Merci, Curtis!"

Au début, tu étais un peu comme JIMI Hendrix tu ne te considérais pas vraiment comme un chanteur. Aujourd'hui ta voix est très aboutie, capable de survoler plusieurs registres différents. Qu'est ce qui t'a décidé à changer?

Si j'avais pensé que je n'étais pas bon, j'aurais arrêté. Mais j'ai toujours eu un pressentiment. Quand j'ai chanté avec les Yardbirds pour la première fois, puis ensuite avec John Mayall, je savais qu'un jour j'y arriverai, mais qu'il me faudrait du temps pour avoir confiance en moi. Quand j'étais avec Delaney & Bonnie, Delaney s'est montré très agressif pour me prouver que je devais chanter. Il m'a dit "Dieu t'a donné ce talent et si tu ne l'utilises pas, il te le reprendra!". Whoo, boy, ça m'a incité à chanter de tout mon coeur sur l'album que Delaney a produit pour moi, mais je ne pense pas que j'étais encore très bon, rien ne remplace le temps et le travail.

"Pilgrim" a été enregistré sur une longue période. Pourquoi si longtemps?

J'aurais pu faire un disque en une semaine, c'est relativement facile. Mais je n'aurais pas autant tenu à "Pilgrim". Pour enregistrer un album que je puisse respecter, il m'a fallu du temps. J'ai vraiment travaillé sur ces chansons, j'y ai mis beaucoup de moi-même. Quand j'avais fini d'enregistrer une piste vocale, je quittais le studio pour rentrer chez moi et j'écoutais la cassette. je n'allumais pas la télévision, je réécoutais ce que je venais de faire et je me disais "ce n'est pas encore assez bon". Le lendemain, j'étais à nouveau en studio. Ainsi de suite, jusqu'au moment où je pouvais me dire : "je ne crois pas que je puisse faire mieux, honnêtement" et je passais à la chanson suivante. C'est pour cette raison qu'il m'a fallu un an et demi pour compléter "Pilgrim".

Cela veut-il dire que tu ne beaucoup de versions alternatives des chansons de l'album?

Non, parce que je ne gardais pas ce qui était imparfait, je réenregistrais par-dessus...

Avec qui réécoutais-tu tes bandes?

Avec mon partenaire Simon Climie, avec des amis de passage, parfois avec des musiciens de mon groupe.

Qui sont les musiciens qui t'accompagnent sur l'album?

Il y a Simon climie au synthé, Andy Fairweather-Low à la guitare, Dave Bronze, Nathan East et Pino Palladino à la basse, Steve Gadd à la batterie, Greg Philliganes, Joe Sample, Chris Stainton et Paul Carrack aux claviers. Babyface chante sur "Born In Time" et ma fille Ruth rappe un texte d'Aldous Huxley sur "Inside Of Me".


Il y a aussi un musicien irlandais Paul Draby. Tu aimes la musique irlandaise?

Oui. J'aime les Chieftains et les Pogues. J'ai toujours admiré Paul Brady mais sa présence est plutôt un accident. j'essayais d'écrire une chanson avec lui et nous n'y sommes pas vraiment arrivés. Alors je lui ai demandé s'il pouvait essayer de jouer de la flûte irlandaise sur "Broken Hearted", que j'avais composé avec Greg Philliganes. Mais Paul n'avait qu'une flûte en Si qui ne convenait pas à la tonalité de la chanson. je lui ai alors fait passer sa flûte dans un synthé qui change la tonalité et il a joué en s'écoutant au casque, c'était assez bizarre.

Sur "Fall Like Rain", tu sonnes country-rock, avec une rythmique acoustique, un pou comme Steve Stills. Comment as-tu écris cette chanson?

J'avais travaillé en studio et j'ai commencé à penser à l'une de mes amies. En rentrant chez moi, j'ai pris ma guitare acoustique et j'ai commencé à chanter. La chanson s'est écrite toute seule. Quand je l'ai jouée à Simon Climie, il a pensé que c'était trop différent du reste de l'album, mais pour moi c'était important. je suis allé voir le programmateur Paul Waller et je lui ai demandé de trouver un beat qui convienne. Au départ, je voulais essayer un beat housemusic, mais Paul a trouvé exactement le rythme qui convenait.

Puisque nous parlons de batterie électronique et de samples, vas-tu les utiliser sur scène ?

Oui, il y aura une vraie batterie et des loops déclenchés par le batteur. Nous n'avons pas encore défini précisément comment, mais il y aura beaucoup de sons différents. Pas seulement sur les chansons de l'album, mais aussi sur les hits de mon répertoire. je veux jouer ainsi à 100%, c'est ce que j'aime depuis dix huit mois, guitare et beat-box...

Il y a sur l'album une reprise de "Going Down Slow", le classique de St Louis Jimmy Oden, complètement réarrangé et déstructuré, c'est le résultat de la tournée de cet été ?

Quand j'ai participé à la tournée Legends, je me suis demandé avant d'aller répéter avec Steve Gadd, Joe Sample, et Nathan East, comment je pourrais jouer quelque chose qui les intéresse. J'ai pensé à modifier "Going Down Slow" pour en faire un morceau jazzy avec une suite d'accords La-Sol-Fa#-Si-Mi-La. j'avais raison. Ils ont eu beaucoup de difficultés à jouer ce morceau et ont pensé que c'était bon, sans doute parce c'était difficile à jouer. Moi, j'ai trouvé que c'était intéressant parce que différent.


Tu as déclaré un jour que ta mission était d'amener le blues au grand public. Cette fusion de R&B avec des rythmes techno te donne-t-elle à penser que tu peux amener la guitare à la génération d'aujourd'hui?

Oui. Connne Keb'Mo, que j'apprécie beaucoup, ou Ben Harper. Mais vont-ils m'écouter ? J'ai bien peur qu'ils ne s'écoutent que l'un l'autre, pour l'instant. Quand j'étais très jeune, j'écoutais des musiques qui remontaient aux années 20 ou 30 et n'avaient rien à voir avec ma génération. J'étais capable de remonter dans le passé pour entendre Robert Johnson, mais les jeunes musiciens n'écoutent qu'eux-mêmes, aujourd'hui.

Il y a une autre reprise sur l'album, "Born ln Time" de Bob Dylan. Pourquoi l'as-tu choisie?

Bob me l'avait jouée en 1989, avant d'enregistrer l'album sur lequel elle se trouvait, "Under The Red Sky". Puis il m'a envoyé la chanson quand il a su que j'étais en studio. Il avait sans doute une raison autre que de vendre sa chanson, j'ai fait confiance à son jugement et je l'ai enregistrée.

Tes compositions, "My fateher's Eyes" et "Circus" ont été difficiles à enregistrer?

Très difficiles. je les avais enregistrées à l'époque d'Unpplugged mais je les avais faites retirer du mix final. Je ne les trouvais pas assez bonnes. Cette fois, nous avons refait "My Father's Eyes" six fois. Je changeais sans cesse les arrangements et finalement je pense avoir trouvé le bon.

Lequel de tes albums préfères-tu?

Je pense que Derek & The Dominos, qui contient "Layla", est le meilleur.

Pendant ta dernière tournée, tu jouais une superbe version d"Everyday I Have The Blues" qui n'était pas sur l'album. Y a-t-il une chance de l'entendre un jour sur un album live?

Pas pour l'instant. Mais on ne sait jamais, les albums live sortent parfois longtemps après, ou sur une compilation. En tous cas, je l'ai enregistré et j'ai les bandes.


Tu prépares une tournée?

Une tournée mondiale qui débute en Avril par les USA et passe par l'Europe en Octobre avec Andy Fairweather-Low, Nathan East, Ricky Lawson, et Kenneth Crouch.

Quels sont les gens avec qui tu aimerais collaborer?

Beaucoup, j'attends simplement que le moment vienne. Black Street, Stevie Wonder, Jimmie Vaughan, mais aussi Youssou N'Dour, des musiciens égyptiens. Et puis Buddy Guy, John Lee Hooker, et d'autres avec qui j'ai déjà travaillé, comme BB King. Nous nous sommes rencontrés, mais nous n'avons pas vraiment eu le temps de jouer pendant des heures et c'est ce que je voudrais.





On y trouvera aussi quelques anecdotes sur le guitariste (parmi une centaine répertoriées sur le Rock n'Roll). Ainsi on apprend qu'en :

1964 : Slowhand
Le guitariste des Yardbirds a conquis le public du Marquee. Lorsqu'Eric Clapton casse une corde,le public frappe dans ses mains sur une cadence lente au lieu de prendre le chemin du bar, comme pour les autres guitaristes. Cette cadence connue sous le nom de "The Slowhand" donne son premier surnom à Eric Clapton.

1966 : Remplaçant
"John Mayall m'a demandé de le rejoindre quand Eric Clapton s'en irait" dit Peter Green. "Je pensais que c'était trop pour moi. John m'a fait écouter le premier single de Cream. Tu vois ce qu'il arrive quand on arrête de jouer du blues avec moi? Eric fait de la variété maintenant, tu es le seul à jouer comme il le faisait. Cela a fonctionné. Le soir je suis rentré chez moi et j'ai écrit Supernatural".

1969 : Pause
Sur scène, les Cream jouaient très fort. Tellement fort, que pendant une longue improvisation, Eric Clapton et Ginger Baker se sont arrêtés de jouer, laissant jack Bruce jouer seul. Bruce a continué longtemps à faire du bruit avec sa basse, sans s'apercevoir que les deux autres faisaient la pause..

1970 : Laid Back
J.J Cale a toujours été un sacré fainéant. Quand, en 1970, Eric Clapton reprit son After Midnight, le producteur Ausie Asworth demande à Cale d'enregistrer ses autres chansons et d'en faire un disque. Réponse : "Ouais, je crois que j'ai de quoi faire un 45 tours...". Il a fallu que Asworth insiste vraiment et que J.J Cale se mette au travail pendant huit mois pour que soit écrit Naturally, le premier disque de J.J Cale.

1970 : Coucou
Un soir d'Août, Duane Allman en concert avec les Allman Brothers voit à sa grande surprise Eric Clapton (le héros qu'il n'avait jamais rencontré) de bout au premier rang. L'autre surprise, c'est qu'après le show, Clapton l'emmène directement aus studio pour qu'il joue sur Layla, le chef d'oeuvre qu'il était en train d'enregistrer...

1974 : Merci Bob
Eric Clapton vient de transformer en mega hit I Shot The Sheriff de Bob Marley qui lui téléphone. "Apparemment, il voulait me dire qu'il aimait ma version, on a discuté un moment, mais avec son accent, je n'ai pas compris un mot."
1998 : Hommage
"Radiohead? C'est le band d'aujourd'hui." Eric Clapton.





Enfin une initiative du plus haut goût puisqu'il s'agissait de gagner une guitare Fender série Eric Clapton, dédicacé par le maître en personne. Il fallait pour cela envoyer une cassette audio contenant votre interprétation d'une de ses chansons.






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Cette page a été réalisée par Vuibert Jérôme le
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